Petit changement, grande différence
L’ASCCA travaille conjointement avec le Club Rotary et SCIAR (Soutien canadien aux initiatives de l’Afrique rurale) à Kilema, en Tanzanie. En janvier 2007, deux équipes de Rotariens et leurs amis, provenant de 12 clubs Rotary, ont passé un total de quatre semaines dans cette région qui compte un des plus hauts taux de VIH/SIDA en Tanzanie.
Chris Snyder se souvient du jour où quatre écoles du village ont reçu un don de quatre boîtes de jerseys de soccer canadiens lors d’une compétition amicale.
« Les fans étaient enthousiastes, c’est peu dire » dit Snyder, le Coordonnateur global pour la mission rotarienne et le Chef de l’une des deux équipes. « Après chaque but, l’école entière courait sur le terrain. »
Le tournoi est devenu un festival, ce qui a aidé à réunir les écoles locales du district et renforcir leur sentiment d’appartenance à la communauté.
Une partie à la fois
Un tournoi de soccer peut sembler petit, même insignifiant, en comparaison avec les problèmes auxquels font face les Africains. Toutefois, l’ASCCA et Rotary croient qu’en se concentrant sur les petites choses, cela fait toute la différence.
|
« Nous aidons à éliminer les obstacles. »
|
|
« Nous appelons ces missions rotariennes « Sweat Equity », dit Snyder, et ce que nous y faisons ne relève pas du génie : nous aidons à éliminer les obstacles. Nous aidons à donner une chance à quelques personnes. » Une prothèse auditive à vingt dollars peut ouvrir bien des portes pour un enfant malentendant. Un dîner à l’école peut aider un étudiant à apprendre. Des médicaments antirétroviraux peuvent ramener un parent à sa famille ou un employé à son travail. Dans une région où le quart des enfants ont perdu un parent, toutes formes de contributions comptent.
Une question d’éducation
L’an dernier, à Kilema, le groupe Rotary avait rénové une école très détériorée.
En tout, ce groupe a aidé à la rénovation de cinq écoles. Par conséquent, ceci finança la formation pour améliorer les compétences en matière d’enseignement de l’anglais, étant donné que l’on enseigne en anglais à l’école secondaire. L’appui couvre les frais de scolarité de 60 étudiants et fournit plus de 2 000 livres en anglais et swahili, mettant ainsi fin à l’utilisation de trois ou quatre enfants par livre. Le Club Rotary a aussi offert de la formation en informatique aux enseignants.
|
« Aucune partie de cet argent ne va à l’administration. »
|
|
Beaucoup d’efforts, peu de gaspillage
Bien que Rotary se concentre sur les petites choses, le terme « petit » ne s’applique pas à la contribution en efforts et en financement fournis à Kilema par les rotariens pendant les trois dernières années. Mis à part la mission « Sweat Equity », les Rotariens, grâce aux dons de divers clubs Rotary, des commanditaires et des individus, ont fait don de près de $250 000.
Une grande partie de cet argent a été amassé par des étudiants de la commission scolaire du district de « Kawartha Pine Ridge », sous la direction passionnée des directeurs Steve Truelove et Jeff Kawzenuk. De plus, ces deux hommes sont de talentueux charpentiers, ce qui a contribué à la mission de plusieurs façons.
Tout le financement amassé est utilisé de façon ciblée. « Aucune partie de cet argent ne va à l’administration » dit Snyder.
Partenaires durables
Les besoins à Kilema, où la pauvreté et le SIDA ont causé beaucoup de dommages et de souffrance, sont vastes. Dans une région où plusieurs personnes n’ont pas les moyens de passer la nuit à l’hôpital, les problèmes de santé sont souvent non traités.
« En conjuguant les forces de l’ASCCA, Rotary et SCIAR, et en se concentrant sur la santé, les écoles et les orphelins, nous croyons que nous avons été capables d’améliorer les conditions de vie locales de plusieurs façons pratiques et durables » dit Snyder.
Par exemple, les bénévoles du club Rotary ont aidé à créer un étang à poissons qui augmentera l’apport en protéines au régime local. Ils ont amélioré plusieurs cuisines d’écoles, où, souvent, une femme cuisine dans une hutte enfumée pour des centaines d’étudiants.
« Nous avons fait évoluer un modèle intéressant de partenariat entre communautés, lequel croyons-nous pourrait être utilisé comme modèle ailleurs » dit Snyder.
|
« On devient accro à ces missions. »
|
|
Équité des compétences
Les Rotariens ont participé à 10 de ces missions humanitaires ardues dans plusieurs pays depuis 1998.
« On devient accro à ces missions » dit Snyder, qui a participé à la majorité d’entre elles.
Aucune compétence spécifique n’est nécessaire pour le travail mais on découvre toujours des talents. C’était à Snyder et Tom Sears, chef de la deuxième équipe, de faire ressortir ces talents et de les mettre à l’œuvre.
Par exemple, un enseignant en arts qui a participé à la mission, a illustré un exposé sur le SIDA et a conçu le trophée pour le tournoi de soccer. D’autres ont enseigné l’anglais, organisé les gens et les projets, ou ont développé des travaux d’artisanat et le patchwork. Ceux qui avaient une formation médicale – infirmiers et chiropraticiens – ont aidé à l’hôpital. Certaines personnes avaient d’excellentes habiletés en constructions et en peinture, alors que d’autres avaient des compétences informatiques qui ont été utilisées de plusieurs façons.
« Tous avaient de bonnes idées et une excellente attitude, deux qualités très importantes lors de ces missions » dit Snyder.
Les voyages inspirent
Pourquoi les clubs Rotary n’envoient-ils pas de l’argent pour embaucher des gens locaux ? En fait, lors de leur plus récente mission, ils en ont employé plusieurs, y compris un groupe de gens qui vivent avec le SIDA pour peinturer et aider à la construction. Les dons en argent permettront d’en employer plusieurs autres pour achever les travaux que les Rotariens n’auront pas pu compléter.
« Mais quand vous passez deux semaines dans un village africain, tout vous émeut » dit Snyder. « Comment décrire ces choses aux personnes au Canada ? »
Les décrire, ils le font, et à qui veut l’entendre. Ce qui fait des anciens de « Sweat Equity », de si bons ambassadeurs honorifiques de l’Afrique au Canada.
« Retourner à la cyberlettre
|